Histoire-géographie et EMC

L’Esabac

04 / 05 / 2020 | Webmestre HG
Un examen de fin d’études secondaires binational français-italien

L’Esabac est un examen de fin d’études secondaires binational qui aboutit à une double délivrance du baccalauréat et de l’Esame di Stato. Il a été créé par le protocole signé le 17 juillet 2007 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République italienne. Ce diplôme est préparé dans les lycées à section binationale français / italien "Esabac". L’Esabac est entré en vigueur en classe de seconde en 2010, puis s’est développé en première et en terminale jusqu’en 2013 (première session du baccalauréat hors expérimentation). En 2016, le dispositif s’est étendu à la série technologique Sciences et technologies du management et de la gestion (STMG). La France et l’Italie ont élaboré un parcours de formation intégrée :

  • Deux disciplines sont enseignées dans la langue du pays partenaire : la langue et la littérature et une discipline non linguistique (DNL), l’histoire.
  • Les élèves doivent atteindre le niveau B2 du CECRL (Cadre européen commun de référence pour les langues).

Les élèves qui obtiennent le double diplôme peuvent accéder à l’enseignement supérieur français et à l’enseignement supérieur italien. Cette formation est préparée dans les lycées à section binationale "Esabac". Le cursus concerne les séries générale et technologique STMG, et la classe de seconde.

Dans l’académie de Créteil, deux lycées proposent une section Esabac :

  • Lycée Suger, Saint-Denis : http://suger.fr/?page_id=93
  • Lycée Marcelin Berthelot, Saint-Maur-des-Fossés : http://lycee-berthelot.fr/?p=3742
    L’Esabac s’adresse à des élèves motivés. Ils peuvent être, sans obligation, issus d’une section européenne d’italien. Ces élèves ont acquis au minimum le niveau B1 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

Le cursus en section Esabac

L’Esabac en seconde générale et technologique

En seconde générale et technologique, les élèves de section Esabac suivent des enseignements spécifiques :

  • langue et littérature (4 heures hebdomadaires)
  • histoire-géographie (3 heures hebdomadaires).
  • Ces enseignements, assurés en langue italienne, remplacent les enseignements de LV1 et d’histoire-géographie de droit commun. Les programmes d’histoire et de langue et littérature sont fixés conjointement par la France et l’Italien. Celui de géographie est conforme au programme national en vigueur.

L’Esabac dans le cycle terminal de la voie générale

Dans la voie générale, l’Esabac comporte des enseignements spécifiques à raison de 8 heures hebdomadaires en seconde et 8 heures hebdomadaires en première et terminale :

  • langue et littérature italiennes (4 heures hebdomadaires)
  • la discipline non-linguistique histoire-géographie (4 heures hebdomadaires)

L’enseignement d’histoire-géographie, dispensé en langue italienne, a une durée de quatre heures hebdomadaires. Le programme d’"histoire" est fixé conjointement par la France et l’Italie ; celui de "géographie" est conforme au programme national en vigueur : Bulletin officiel spécial n°5 du 17 juin 2010 : https://www.education.gouv.fr/bo/2010/special05/mene1004213a.htm
Cliquez-ci-dessous pour accéder au programme d’histoire-géographie :

Une fiche d’accompagnement de programme de géographie pour la voie générale est publiée sur le site Eduscol : https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Bacs_binationaux/02/7/ESABAC_Geo_Accompagnement-Igen2013_275027.pdf

Un enseignement spécifique de langue et littérature italiennes est proposé en langue italienne. Il a une durée de quatre heures hebdomadaires et remplace l’enseignement de LV1. Le programme de langue et littérature italiennes est fixé conjointement par la France et l’Italie.

L’Esabac dans le cycle terminal de la voie technologique (série STMG uniquement)

En classes de première et terminale STMG, les aménagements des enseignements dans les sections Esabac sont définis comme suit :

  • À l’enseignement de management des organisations se substitue un enseignement spécifique de management des organisations d’une durée de deux heures trente en classe de première et de trois heures en classe terminale ;
  • À l’enseignement de langue vivante 1 se substitue un enseignement spécifique de langue, culture et communication d’une durée de quatre heures hebdomadaires.

Le programme de langue, culture et communication est fixé conjointement par la France et l’Italien. Le programme de management des organisations dans les sections Esabac, fixé par la France, est différent du programme de management des organisations de droit commun.

Ces enseignements spécifiques doivent permettre aux élèves d’atteindre au moins le niveau B2 du cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL).

Le déroulement des examens

Les élèves scolarisés dans les sections Esabac choisissent de se présenter, ou non, au titre de l’Esabac au moment de leur inscription au baccalauréat.

Les élèves qui choisissent de s’y présenter passent :

  • en français les épreuves correspondant à leur série et comptant pour le seul baccalauréat
  • en italien les épreuves spécifiques comptant à la fois pour le baccalauréat et pour l’esabac l’Esabac : histoire-géographie (à l’écrit) et l’italien langue et littérature italiennes (à l’écrit et à l’oral) en séries générales / management des organisations (à l’oral) et langue, culture et communication italiennes (écrit + oral) en série STMG.

L’épreuve d’histoire-géographie
Bulletin officiel n°24 du 6 juillet 2017 : https://www.education.gouv.fr/bo/17/Hebdo24/MENE1715191N.htm?cid_bo=118289

La nature de l’épreuve
L’épreuve écrite d’histoire-géographie pour la double délivrance du baccalauréat général et de l’Esame di Stato porte sur le programme d’enseignement spécifique au dispositif Esabac de la classe terminale. Elle est rédigée en italien.

Les objectifs de l’épreuve
L’épreuve d’histoire-géographie du baccalauréat a pour objectif d’évaluer l’aptitude du candidat à mobiliser les savoirs et les notions des programmes, connaissances fondamentales pour la compréhension du monde contemporain, la formation civique et culturelle du citoyen.
Elle permet aussi d’évaluer les compétences acquises tout au long de la scolarité secondaire, en particulier la capacité du candidat à traiter et hiérarchiser des informations, à développer un raisonnement historique ou géographique, selon les formes d’exposition écrites ou graphiques proposées par les différentes parties de l’épreuve.
En cela, l’épreuve d’histoire-géographie concourt également à apprécier la qualité de l’expression écrite du candidat, ainsi que la maîtrise de son jugement par l’exercice critique de lecture, analyse et interprétation de documents de sources et de natures diverses.

La structure de l’épreuve
La durée totale de l’épreuve est de cinq heures dont l’utilisation est laissée à la liberté du candidat.
L’épreuve comprend deux parties obligatoires, l’une d’histoire et l’autre de géographie. Chacune des deux parties est notée sur 10.
En histoire, comme en géographie, le candidat a le choix entre deux sujets de difficulté équivalente : une composition ou l’étude d’un ensemble documentaire.

La composition
La composition doit permettre au candidat de faire la preuve de ses connaissances tout en les situant dans un questionnement. En histoire comme en géographie, des éléments peuvent être éventuellement fournis pour aider le candidat (chronologie, données statistiques, indications spatiales...). En histoire comme en géographie, les sujets portent sur un ou plusieurs thèmes ou ensembles géographiques du programme d’enseignement. En histoire, les sujets doivent privilégier une période large mais ils peuvent porter aussi sur un tableau à un moment de l’évolution historique. Si un sujet ne portant que sur les dix dernières années est exclu, des sujets envisageant une période plus large, allant jusqu’à nos jours, sont possibles.
En histoire comme en géographie, les productions graphiques (schéma(s)...) que le candidat peut réaliser à l’appui de son raisonnement, en fonction du sujet et de ses choix, sont valorisées.

L’étude d’un ensemble documentaire
L’étude d’un ensemble documentaire doit permettre au candidat de faire la preuve de sa capacité à construire une réflexion cohérente en réponse au sujet posé, à partir d’un ensemble de documents et de ses connaissances.
Le sujet fait apparaître une problématique explicite. Il porte, en histoire comme en géographie, sur un des thèmes ou ensembles géographiques définis par les programmes d’enseignement et prend appui sur un ensemble de documents (cinq au maximum) reproduits en noir et blanc.
En histoire, les documents sont de natures diverses (textes, images, cartes, statistiques...). Si nécessaire, des notes explicatives et, le cas échéant, une chronologie indicative éclairent le candidat.
En géographie, les documents sont notamment des cartes, des croquis et des schémas ; les sujets peuvent aussi comporter des informations statistiques, des graphiques, des photos, des images et des textes. Tous les documents expriment des données spatiales clairement identifiables. Un même phénomène peut être représenté à différentes échelles.

L’étude d’un ensemble documentaire se compose de deux parties :
1° le candidat est invité à répondre à des questions, y compris critiques, portant sur l’ensemble documentaire. Ces questions, cinq au maximum, pourront porter sur la recherche, la mise en relation, la contextualisation d’informations, sur l’identification de notions majeures ou de thèmes essentiels des documents et sur l’intérêt et les limites de l’ensemble documentaire par rapport au sujet ;
2° le candidat rédige une réponse organisée au sujet. Il ne se limite pas aux seules informations fournies par les documents.

Les critères d’évaluation
La composition : le correcteur évalue :
- la compréhension du sujet
- la maîtrise des connaissances privilégiant les approches synthétiques et les notions centrales du programme d’enseignement ;
- la capacité à organiser un plan ou une démonstration autour de quelques axes répondant au questionnement initial ;
- la pertinence des exemples d’appui et des productions graphiques (schémas, etc.), ces dernières étant valorisées dans la notation ;
- la maîtrise de l’expression écrite.

L’étude d’un ensemble documentaire : le correcteur évalue :
- la capacité à répondre avec exactitude et concision aux questions posées en faisant preuve d’esprit critique ;
- la capacité à répondre à la problématique du sujet en une réflexion organisée, associant les connaissances personnelles et les informations prélevées dans les documents composant l’ensemble documentaire (est sanctionnée à cet égard la seule reprise des informations des documents, ou, a contrario, le simple récit du cours ignorant l’exploitation des documents) ;
- l’aptitude à lire et à interpréter un ensemble documentaire, à identifier, croiser, hiérarchiser, contextualiser, les informations prélevées dans les différents documents ;
- la maîtrise de l’expression écrite.
Bien que la notation soit globale et qu’elle exclue l’élaboration d’un barème détaillé, chacune des deux productions (réponse aux questions et rédaction d’une réponse au sujet), de nature fort différente, est prise en compte dans l’évaluation. La réponse aux questions compte pour 40 % environ dans l’appréciation d’ensemble de l’exercice et la réponse rédigée au sujet intervient pour 60 % environ.
L’usage d’un dictionnaire est interdit. Les mots ou expressions qui seraient jugés techniques ou difficiles par les professeurs sont expliqués dans le sujet.
L’épreuve orale de contrôle
Lors de l’épreuve orale de contrôle, les candidats sont interrogés sur les mêmes programmes d’histoire et de géographie que lors de l’épreuve écrite du premier groupe du baccalauréat présenté dans le cadre du dispositif Esabac.

La délivrance de l’Esame di Stato
La délivrance de l’Esame di Stato est subordonnée à :

  • la réussite à l’examen du baccalauréat
  • l’obtention d’une moyenne au moins égale à 10/20 aux épreuves spécifiques

Textes de référence

 

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