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Les Etats-Unis, l’organisation du territoire

28 / 03 / 2005
croquis et informatique : construire et reconstruire

Le traitement d’un croquis par un logiciel de présentation (type PowerPoint) : un outil pour le professeur, un outil pour l’élève.
cf document joint « les Etats-Unis, l’organisation du territoire »

Objectif

Il s’agit dans un premier temps d’élaborer progressivement un croquis en faisant apparaître de façon successive et ordonnée, via le vidéo-projecteur, les différentes étapes de la légende et tous les éléments qui composent l’exercice. Par la suite, on peut imaginer un prolongement sous forme d’exercice en salle informatique : l’élève doit reconstituer le « puzzle » d’éléments que l’on a volontairement désordonnés.

1) Atouts et limites de l’outil informatique

a) Les atouts.

Les moyens traditionnels dont on dispose pour transmettre un croquis (cartes du manuel, rétroprojecteur) nous confrontent souvent au problème de la simultanéité de nombreuses informations, difficilement décomposables. La démarche de hiérarchisation, d’organisation que suppose ce travail est alors rendue difficile et est parfois laissée à la prise en charge de l’élève.

On prend alors le risque d’une simple reproduction, peu conforme à l’objectif avoué de l’épreuve du bac :

"il faut évaluer la capacité du candidat à traiter et hiérarchiser des informations, à développer un raisonnement géographique, selon des formes d’exposition écrites ou graphiques."

Pour inscrire le croquis dans un raisonnement, il paraît donc nécessaire de le décomposer, en proposant une construction, étape par étape.

Cette stratégie est certes envisageable au moyen du rétroprojecteur : la légende n’est révélée que progressivement, en relation avec le contenu d’une carte et d’un assemblage de quelques transparents. Mais même dans ce cas, on n’est pas complètement sorti d’affaire : la simultanéité des informations visuelles persiste et le format du transparent nous contraint à un problème de taille et donc de lisibilité du produit.

Par l’outil informatique et en particulier le logiciel de présentation (PowerPoint, Lotus freelance graphics, Open office...), le professeur peut maîtriser entièrement les étapes de la construction du croquis, les grandes lignes comme les détails. Dans l’enchaînement des titres et figurés, on construit un raisonnement que des commentaires viennent étayer ; par ailleurs, le va et vient permanent et méthodique entre la légende et le croquis valorise la localisation dans une démarche de sens et de précision.
La répartition des informations sur plusieurs diapositives et le grand format de l’image rendu par le vidéo projecteur assurent une bonne lisibilité de chaque élément à prendre en compte.

b) Les limites.

On ne remplace pas la finalité de cet exercice de type bac, c’est à dire un produit « fait main », avec toutes les difficultés et imperfections que ne laisse pas entrevoir le logiciel de présentation.

Il y a donc un risque d’idéalisation d’un croquis que l’on détacherait des réalités de l’élève.

Il est toutefois possible de choisir des figurés assez simples permettant une qualité graphique partiellement reproductible. Le croquis par ordinateur aurait ainsi pour effet de fournir des repères sur des codes cartographiques (choix des couleurs, de figurés, hiérarchisation de la nomenclature, etc...), utilisables pour l’épreuve du bac.

2) Comment s’y prendre ?

a) Montrer le croquis.

Si l’on dispose d’un produit fini (voir ex des E Unis, il suffit de cliquer ou laisser défiler les images. Mais le vidéo projecteur ne se substituant pas à l’enseignant, il faut bien sûr prévoir quelques commentaires pour accompagner le diaporama. Prévoir aussi le(s) document(s) à disposition des élèves en vue d’une trace écrite (ex : un fond de carte partiellement pré-rempli, à imprimer à partir d’une des diapositives à disposition)

b) Concevoir un croquis.
Il est ici nécessaire de maîtriser quelques fonctions de base d’un logiciel de présentation.

- le calque.

On importe une image (ex : carte scannée à partir d’un manuel) puis on reproduit les contours des éléments choisis en utilisant les fonctions de dessin du logiciel : traits, ellipses, formes géométriques, formes libres. Remarque : toute zone délimitée peut être remplie de la couleur et du figuré de son choix. (attention, en cas de superposition, il faut manier astucieusement la fonction « priorité/arrière plan-1er plan »
Une fois le calque réalisé, il ne reste plus qu’à supprimer l’image : on a le croquis !
Des zones de textes sont insérées pour la légende et la nomenclature.

- dupliquer les diapositives.

C’est indispensable pour réaliser un croquis par étape. La 1ère étape est dupliquée, on conserve le contenu cartographique mais on efface la légende pour passer à la 2ème étape (en réintroduisant l’image d’origine), et ainsi de suite. On construit ainsi sans avoir besoin de défaire ni refaire !

- faire apparaître successivement les éléments du croquis.

On pointe l’objet choisi et on clique à droite de la souris (menu contextuel).On détermine alors l’animation : l’effet choisi (attention à la tentation du gadget, il faut garder un minimum de sobriété), le mode d’apparition (par clic ou automatiquement) et surtout l’ordre d’apparition, sur lequel repose la force du raisonnement.

3) Un prolongement possible : donner le croquis à reconstruire (exercice en salle informatique)

On prend d’abord soin de démonter le croquis en regroupant les différents types d’éléments (nomenclature, figurés, indications de légende, cf doc joint, « croquis en kit »). Le document peut alors être enregistré sur le réseau pour le mettre à disposition de la classe. (attention, il faut veiller à ce que le logiciel utilisé soit bien installé sur le réseau !)

L’élève se trouve ainsi face à un stock d’informations qu’il doit gérer en vue d’une (re)construction cohérente.
Il s’oblige à une précision dans la localisation et une logique dans son travail d’assemblage.

Il faut bien sûr l’avoir initié aux fonctions de base du logiciel, en particulier la duplication des diapositives, la possibilité de supprimer et déplacer les éléments.
Encadré et conseillé par le professeur, il peut, au terme de l’exercice, imprimer sa carte et tirer ainsi profit d’une production soignée et valorisante.

A défaut de cette opération qui pourrait paraître complexe ou périlleuse à certains, on peut se contenter de mettre le produit fini sur le réseau comme un outil de révision en vue du bac à la disposition de tous les élèves. (consultable sur les postes du CDI)

Auteur de l’article

Alain Lamotte

Post Scriptum :

Pour inscrire le croquis dans un raisonnement, il paraît donc nécessaire de le décomposer, en proposant une construction, étape par étape.

 

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