Histoire-géographie et EMC

Échelles, n° 35 - Représenter

21 / 04 / 2020 | Webmestre HG

Quel usage faisons-nous de la carte en cours d’histoire-géographie ? C’est la question, simple en apparence, qui a mobilisé le groupe de professeurs-formateurs d’histoire-géographie de l’académie de Créteil lors de son séminaire de l’année 2018-2019. Ce numéro de la revue Échelles en livre les travaux sous la forme d’articles, de zooms, d’entretiens et de propositions pédagogiques.

Représenter, nous le faisons en effet naturellement lorsque, avec nos élèves, nous examinons ou produisons des cartes, croquis ou schémas spatiaux. Ce faisant, nous utilisons tout un langage graphique dont nous n’explicitons pas toujours les conventions et les significations, implicites ou non, et pourtant porteuses de sens.

Lire, produire une carte... Aussitôt se pose la question de l’échelle : laquelle adopter pour appréhender tel ou tel phénomène ? Y a-t-il une échelle plus pertinente que d’autres ? Qu’est-ce que telle échelle fait apparaitre ou au contraire masque ? Comment le jeu d’échelles donne-t-il à voir la complexité du réel dans ses différentes traductions spatiales ?

Cette interrogation en entraîne elle-même une autre : à partir de quelles données la carte, avec son échelle, est-elle construite ? D’où viennent ces données ? Comment sont-elles exploitées ? Questions d’autant plus aiguës que le numérique en a démultiplié les quantités. Abstraire, réduire, figurer, telles sont quelques-unes des opérations induites par toute interprétation ou production cartographique. Or les faisons-nous nous-mêmes apparaitre aux élèves ? En classe, en dégageons-nous les conditions et implications ?

La carte (ou le schéma spatial, le croquis), l’échelle, la donnée, telles ont donc été les trois pistes, indissociablement liées, qui ont été explorées en autant d’ateliers. Ceux-ci ont été animés par des formateurs de l’académie, qui interviennent dans des institutions ou situations variées : Inspé, stages du plan académique de formation, projets menés au sein de la DANE, enseignement dans le secondaire et en classes préparatoires aux grandes écoles. Ces ateliers ont eux-mêmes réuni des formateurs qui ont échangé et produit.

Les textes proposés ici déclinent, pour chaque thématique, une mise au point scientifiques, épistémologiques et didactiques (« l’article »), des propositions pédagogiques avec lesquelles elles sont étroitement articulées (« en classe ») et les rencontres qui les ont suivies (« l’entretien avec... »). Tous sont le fruit d’un travail collectif auquel ont contribué l’ensemble des participants au séminaire. Les réflexions dont il est rendu compte ici répondent au même défi, partagé par l’ensemble des professeurs de nos disciplines : mettre à jour, dans le quotidien de la classe, en géographie comme en histoire, les choix opérés ou induits par telle ou telle représentation spatiale, c’est se déprendre des évidences, prendre de la distance avec les représentations communes ou « naturelles », bref gagner en liberté.

Ci-dessous, vous pouvez lire ce numéro en ligne ou le télécharger :

 

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